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...Plein de monde, voilà le premier truc qui nous vient à l'idée quand on arrive sur la place des arènes. Il est 17 heures 30. On se place dans la fosse, des flyers pour
Lanes, le groupe avant
Yelle, nous sont distribués, on les entend en même temps faire les balances et ils nous paraissent bien plus sympathiques que la bretonne.
Bien sûr, on était devant une entrée mais
bien sûr on était au milieu des deux postes de fouille. Mais finalement c'est une bonne chose, on gruge tout le monde sur le côté en jouant des coudes (pratique d'être petites), je m'apprête à jeter mon bouchon mais "
Putain Liiiiise mets le dans ta poche arrière !", ce qu'Alice oublie de faire elle-même et se fait royalement engueuler par le contrôleur. On gravit les escaliers immenses, on s'est même pas cassé la gueule, on essaye la catégorie 1 mais c'est pas pour nous, on monte, on redescend et on remonte (logique) dans la première entrée pour situer la scène, Alice gueule "
Troisième porte à droite !" et derrière un joli écho d'une fille qui visiblement n'était jamais venue aux arènes. La prochaine fois, Alice gueulera "
vingt-cinquième porte à gauche" histoire qu'elles sautent des arènes, ça fera des places en plus (on s'amuse beaucoup à faire cette review). Dernières marches, on arrive plein centre et ô miracle, le troisième rang est libre, on se précipite pour l'occuper. Mission réussie. Et je mets de nouveau mon bouchon sur sa bouteille, moi, j'ai été maligne ("
J'ai mon bouchon moi !" On a jamais autant la classe avec un bouchon que dans un concert).
...Lanes arrive assez vite. Groupe de rock nîmois copié/collé de Muse. C'est sympa mais un peu déjà vu et entendu. Ce qui nous permet de nous attarder sur le public qui nous entoure. Et sur le fond de la scène, dans un placard entrouvert, nous apercevons un drapeau gay (pour Mika ?). Il y a du monde quand même, 13 000 personnes. Ils partent de la scène après ce qui se trouve être leur meilleure chanson. Et là, là les amis, je peux vous dire qu'on a eu le meilleur chauffeur de salle qui soit. Un mec habillé avec un sweat orange, sur la dernière marche des arènes à gauche. On le remarque car toute la fosse s'est tournée vers lui et suit les mouvements qu'il effectue, à savoir taper des mains, le poing qui tourne et des trucs tout aussi bizarre et bien sûr on fait tous comme lui. Moment unique quand
Yelle arrive sur scène, croyant que les applaudissements et les holas sont pour elle alors qu'en fait presque personne ne la regarde, le public est tourné vers la gauche attendant la prochaine chorégraphie. Ses musiciens - et c'est trop honorifique de dire ses musiciens - sont obligés de s'avancer sur la scène et de se mettre en place pour qu'on se rende vraiment compte de leur présence,
Yelle a dû revenir en courant pour qu'on y prête attention et c'est parti pour une heure de
Je-Veux-Te-Voir-dans-un-Film-Pornographique et ses dérivés. Nous dansons sur les chansons les plus connues histoire de nous réchauffer un peu. Mais nous sommes bien plus intéressées par deux hommes devant, oui car nous avons la certitude qu'ils sont gays - le drapeau était donc pour eux ?
...Le set s'achève enfin à vingt-deux heures et quart, il était temps. Réflexe, le mec en orange qui reprend son animation. Il laisse la place aux holas, on note qu'en musique ils mettent des trucs franchement pas mal, genre
Keep the Car Running. Des madames en rose sont dans les gradins, elles distribuent des sucettes, des
Lollipop à qui en veut. Malheureusement quand elles arrivent près de nous, il n'y en a plus. En attendant le mec a réussi à se faufiler parmi la fosse, les gens l'ont laissé accéder jusqu'au milieu et l'ont porté pour qu'il recommence ses chorégraphies loufoques qu'on attendait. Mais tout s'arrête quand la voix d'Édith Piaf résonne et voici toutes les arènes qui font leur concert, chantant "
Allez venez Milorrrrrd", on a beau pas aimer
Piaf n'empêche que là c'était énorme. Enchaînement avec
Sweet Dreams are Made of This, les mecs qui passaient la musique ont assuré lundi soir. Tout le monde tapait des mains et chantait. Et puis il est venu l'heure, les décors étaient installés et les lumières se sont baissées. Et là, personne n'a éclipsé son entrée.
Il débarque avec les "Ouhahahah" de
Relax (Take It Easy) que Lise et moi adorions reprendre en ch½ur. Pas de chouinage cette fois, ni sur
Big Girl (You Are Beautiful) où
Mika demande s'il y a des grosses filles dans la salle et nous dédie cette chanson. Des grosses filles arrivent sur scène, on les croirait sorties du clip et une énorme poupée gonflable s'élève.
My Interpretation, la chanson préférée de Lise, puis
Billy Brown où tout le monde hurle "
Then Billy Brown fell in love with an another man !" Et oui, on a pas eu le droit qu'au "
maaaan" de la fin.
Mika va-t-il sortir le drapeau gay de son armoire ? Non. Petit speech : "
On a joué cette chansons aux Francos et on voudrait la rejouer ici, dans la plus belle salle du monde même s'il y a un ouragan" Ouais y'avait du mistral quoi, tu sens le mec pas habitué. Et toutes les arènes qui chantent
Aux Champs Elysées, ça me restera à jamais, d'autant que c'est une chanson de
Joe Dassin alors tout le monde se rappelle de
lui qui se bat sur les prononciations avec
Laurent Ruquier.
Il m'achève en, comme à Montpellier, enchaînant
Any Other World ou Alice et moi ne savons plus qui appeler, et
Ring Ring où nous chantons très très très faux. Ça se confirmera sur la vidéo de trente secondes que j'ai fait mais c'est au moment où
Mika nous a laissé chanter. Puis comme on en a jamais assez, il y a la reprise de
Just Can't Get Enough. Gros délire sur
Stuck in the Middle. À la fin de la chanson,
monsieur décide de séparer les arènes en deux : les romains à droite face à lui et les grecs à gauche. Bon, nous déjà on est bien emmerdées vu qu'on est au milieu mais on choisit le camps des romains. Et on a bien fait parce qu'après avoir fait des ch½urs style "
zou papa dabadabada"
il nous dit "
Auguste aurait été fier de vous", la grosse blague ! La chanson n'en finit pas et c'est un pur bonheur de voir les arènes autant en transe.
Happy Ending où Alice regrette d'avoir oublié le briquet, et cette fois, il ne se gourre pas dans les paroles au début, on aurait presque dit dommage. Et toujours ce trio infernal à la fin, toujours le bon truc qui t'achèves.
Love Today où cette fois le parapluie est
jaune. Puis
Grace Kelly, le premier tube de
Mika et quand
il chante
VioletSky, je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie. Mais déjà c'est la fin, avec
Lollipop et ses confettis. Je suis super contente qu'ils fassent encore la mise en scène avec les peluches qui font des trucs pas très catholiques et
Bad Bunny. lls s'en vont comme tout bons artistes avant le rappel où punaise on a eu
Grace Kelly en français et c'était so sexy entre les paroles et l'accent de
Mika. Les paroles sont supers d'ailleurs malgré une jolie faute de français : "
Pourquoi tu n'aimes pas toi ?". Nous découvrons également un talent de peintre chez notre choupichou à bouclettes "
Moi je fais tapisserie et tu repeins tout chez moi".
Il la finit en anglais pour un dernier refrain chanté par tous. Maintenant,
Mika nous laisse tous chanter – hurler ? - son mythique
Relax, take it eaaaaaaasy, version du public oblige.
On est le meilleur public du monde, no doubt, dans la meilleure salle du monde, no doubt again.